Saturday, 30 June 2007

De noite



I was standing in front of a bus station. But I didn't want to take a bus. Maybe I was waiting for something else. It was time to return home and it was raining. I got used to be under the rain without a coat or an umbrella. It's pretty good to do that and you can try if you want! Freedom can be that. So, I waited and waited and at last something happened. The rain was gone, and I was completely wet. Finally, I got on a bus and went home. I was tired out and kept looking through the window. The first bus stop passed and nothing new happened in my life. The second one was gone and as usual everything remained very quiet in my mind. At any rate I ought to say to you that deep inside me I wasn't expecting for anything. Now I know that. I saw some children playing on a corner, an old lady walking slowly around a square, and a motherfucker robbing the meal of a dog. But inside that scene, somebody looked me. Somebody was spying my being, I felt that. And when I looked at my left side, inside another bus, I could see a strange guy with a rastafari hair wearing a black hat. He gave me a smile and I mechanically responded to his smile with another smile. Actually, I wasn't looking for anything, not even a smile. And then, it was exactly what I found out. I wasn't prepared. Besides I was sure that guy knew the untouched places of my being. These places where I've never been to myself. And in no more than a second I could also know about his being, his soul. He was a student, maybe an engineer student waiting for answers outside the books. Outside the numbers. Outside the equations. Because he knew that the things are not inside but always outside. 

to a Mr Grozev

De tarde

E na poça do sapo
Era neném quem corria
Na explosão do telhado
De areia branquinha
A velha dizia
E eu me escondia
Era sábado à tarde
E ela sabia

O bolo era barro
Mas na bola, perdia
E de bolo vivia
Um dia, no alto
O piolho crescia
Era novo, o retrato
E a vida, magia

Porque lá dentro, no quarto
O silêncio não vinha
O cabelo cortado
Do disco se ouvia
E a gravata era suja
Era doce, a mãozinha
Picolé no riacho
Tudo dentro do poço
Tudo sujo de novo
Ainda sujo, que nojo
Eu dizia, menino
E do mato surgia

Era feio, era torto
Mas o peixe vivia
E se um dia ele ouvia
Mordia fundo a plantinha
E do veneno medroso
A amizade vivia

Era à tarde, à tardinha
O joguinho na esquina
E se outro dia ele ouvia
É que chorar não podia

Mas o carro era duro
E a pista, sozinha
Porque no vento tristonho
E no riso sincero
Existia a tardinha
E quando o esgoto descia
Todos os barcos traziam
Toda aquela alegria
De uma goiaba verdinha
Pois o dia era grande
E a vida, magia




para um Cristiano

De manhã



Je me suis réveillé. J'étais triste. Il y avait le soleil sur moi. J'ai dit non. J'ai raté l'université. Une petite promenade le matin sur le sable à Ipanema. Sans un horaire exact pour rentrer. De l'eau de noix de coco. La mer était très froide. Horriblement froide. J'ai dit non à la mer. Des embouteillages sur les rues. Moi, j'étais à pied. Des petites annonces pour la rentrée scolaire. Une affiche sur une fête electro au musée d'art moderne de Rio. J'étais encore muet. Une odeur de poisson pourris au Arpoador. Non, je ne veux pas, merci. Encore des problèmes avec le trafic aérien. Pauvre gens. Riches gens. Moi, j'ai dit non. Qui peut lire un journal entièrement au Brésil? Il existe des intéressés. Ma tristesse est quasiment une joie. Lula ne marche pas bien. Mais j'ai encore un billet d'avion ouvert pour rentrer chez mes parents. Une amie va fêter bientôt deux ans de mariage. C'est peu, non? Mais le temps passe vite… "je vous rassure que la plus haute expression de la douleur vient directement de la joie". Toujours de la samba. Toujours des écrivains nuageux. Et chez moi, j'ai un nouveau filme à voir. Je jure que je ne vais pas regarder le début. Je vais directement à la fin. Il y a très longtemps que j'ai besoin de la fin. En fait, je n'ai pas besoin de rien. Car je suis un très bon garçon. Mais pourquoi faire? Autre jour j'ai tapé exprès un mec au cours de capoeira. Il ne sait pas. J'ai juste raté le mouvement. Et j'ai ouvert une bouteille de vin. Je ne veux plus la capoeira. Je ne veux plus des secrets. Vin chilien. Une Tartiflette. Oui, j'ai décidé de le faire. J'ai veux la joie de pourvoir être. J'ai essayé les ingrédients. Je déteste des préjuges. Le goût était quasiment le même. Avez-vous déjà ouvert la bouche pour boire de l'eau sur la pluie? Quel est le goût? Mais le vin n'était pas français. Ni les amis. Il était déjà nuit autre fois. Et tout le monde dormait.




à un Laurent